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Pourquoi des projets PIM échouent… et comment sécuriser le vôtre

Dans cet article

    Comment réussir un projet pim

    Avec le PIM, c’était le chaos. Finalement, Excel était plus simple.
    Un retour que vous avez peut-être déjà entendu, alors même que le PIM (Product Information Management) est justement conçu pour remplacer les fichiers Excel dispersés et accélérer la mise à jour des catalogues produits.

    Bien déployé, un PIM permet de réduire drastiquement le time to market.

    Pourtant, il arrive que des projets PIM ne tiennent pas leurs promesses. Les raisons sont souvent les mêmes : données produits mal préparées, intégration technique incomplète, manque d’accompagnement des équipes. Dans ces situations, certains utilisateurs reviennent à Excel par réflexe, avec la frustration de ne pas exploiter pleinement le potentiel du PIM.

    Pourquoi ces projets PIM échouent-ils ? Et surtout, comment éviter ce scénario pour que votre propre déploiement devienne un accélérateur de mise sur le marché, et non une source de complexité ?

    Pourquoi certains projets PIM échouent ils ?

    Des attentes mal cadrées

    Beaucoup d’entreprises pensent qu’un logiciel PIM va tout résoudre immédiatement. Elles imaginent qu’il suffit de le mettre en place pour que toutes les données soient harmonisées et prêtes à l’emploi. Pourtant, un PIM est avant tout un outil structurant qui nécessite un cadrage rigoureux. Lorsque l’on se contente de le mettre en place sans définir un cahier des charges précis, le projet échoue presque systématiquement.

    Deux erreurs majeures reviennent fréquemment :

    1. Confusion fonctionnelle : le PIM est confondu avec un ERP ou un DAM Digital Asset Management. Là où le PIM structure les données produits (références, attributs, caractéristiques), l’ERP gère la logistique et les stocks, et le DAM s’occupe des médias (visuels, vidéos, notices PDF). Vouloir centraliser ces trois fonctions dans un PIM crée une frustration certaine.
    2. Attentes irréalistes : certains acteurs espèrent que le PIM corrigera automatiquement des données incohérentes ou incomplètes. En réalité, l’outil ne fait que refléter l’état de vos informations. Un PIM mal alimenté ne produit qu’un catalogue mal diffusé.

    Par exemple, une enseigne de bricolage a déployé un PIM en pensant qu’il allait automatiquement enrichir ses descriptions produits. Faute de préparation, les fiches sont restées vides, et les équipes e-commerce ont dû revenir aux fichiers Excel. L’outil a alors été perçu comme une complexité supplémentaire.

     

    Des données produit insuffisamment préparées

    Le PIM amplifie la valeur… ou les lacunes des données qu’il héberge. Le vieil adage « garbage in, garbage out » s’applique pleinement, si vos fiches produit comportent des erreurs ou des champs manquants, le PIM ne fera que les diffuser à grande échelle.

    Une mise en œuvre réussie repose donc sur un travail préparatoire : normaliser les unités, harmoniser les attributs, structurer les descriptifs. Sans cela, les incohérences se multiplient et bloquent la diffusion de l’information produits sur vos différents canaux de diffusion.

    Selon GS1, près de 40 % des fiches produits en e-commerce comportent des erreurs ou incohérences.

     

    Une adoption faible côté utilisateurs

    Même le meilleur logiciel PIM échouera si les utilisateurs ne l’adoptent pas. Trop souvent, les équipes opérationnelles continuent de travailler dans Excel, par habitude ou par manque de formation, et considèrent le PIM comme une contrainte. Cela entraîne un double travail et alourdit la gestion de l’information.

    Le défi n’est pas uniquement technique, c’est un sujet d’adhésion. Sans pédagogie et accompagnement, le PIM est vécu comme un « outil IT de plus » plutôt qu’un accélérateur 

    pilotage projet pim

    Une intégration technique partielle

    Le PIM ne vit pas en silo. Sa valeur réside dans sa capacité à alimenter différents canaux de diffusion (site e-commerce, marketplaces, catalogue papier, distributeurs, etc.). Si les connexions avec l’ERP, le DAM ou les plateformes de vente ne sont pas complètes, les données circulent mal.

     

    Une gouvernance produit inexistante

    Un PIM sans gouvernance devient rapidement un goulot d’étranglement. La gestion des données nécessite des rôles bien définis : qui enrichit l’information produit ? qui valide ? qui publie ? Sans règles claires, le projet stagne.

    Par exemple, chez un grand distributeur, la mise à jour d’un catalogue a été bloquée trois semaines car aucun responsable n’avait autorité pour valider les données.

     

    Comment sécuriser votre projet PIM et en faire un succès

    Repartir des cas d’usage prioritaires

    Un projet PIM réussi commence toujours par un périmètre maîtrisé. Plutôt que de viser une couverture totale dès le départ, identifiez les cas d’usage prioritaires

    Par exemple : accélérer la publication e-commerce, fiabiliser les données réglementaires pour l’international ou optimiser les exports vers les distributeurs.

    Méthodologie :

    1. Identifier les points de douleur actuels (temps de publication, erreurs de prix, retards sur les canaux).
    2. Définir un indicateur de succès clair (par ex. : réduction de 50 % du délai de mise en ligne).
    3. Tester la valeur ajoutée du PIM sur un premier canal.

     

    Préparer et fiabiliser les données en amont

    Un projet PIM réussi repose sur un modèle de données robuste et partagé. Cette étape est trop souvent négligée, alors qu’elle conditionne l’efficacité future de l’outil.

    Checklist opérationnelle :

    • Réaliser un audit qualité des données existantes.
    • Normaliser les attributs (tailles, couleurs, dimensions, etc.).
    • Créer un dictionnaire produit validé par toutes les équipes.
    • Documenter les règles de validation (champs obligatoires, nomenclatures, formats).

    Selon Forrester, un audit préparatoire peut réduire de 25 % le temps nécessaire à un projet PIM, en évitant les corrections massives après coup.

     

    Impliquer les métiers dès le départ

    Le PIM n’est pas un projet purement IT. Les métiers doivent être autour de la table : marketing, e-commerce, digital, mais aussi les équipes produits. Un cahier des charges efficace s’écrit à plusieurs mains.

    Bonnes pratiques :

    • Constituer un comité de pilotage transverse.
    • Nommer des « ambassadeurs PIM » dans chaque département.
    • Valider le cahier des charges avec les utilisateurs finaux.

    Former et accompagner au changement

    La mise en œuvre d’un PIM suppose un changement culturel. Pour faciliter l’adoption, il faut former sur des cas concrets et montrer la valeur ajoutée par rapport à Excel : moins de ressaisies, plus de rapidité et surtout un meilleur time to market.

    La réussite du projet ne s’arrête pas à la mise en place technique. Former les équipes est indispensable pour transformer le PIM en un outil quotidien et non en une contrainte.

    Approche recommandée :

    • Démarrer avec des formations courtes, ciblées sur les cas concrets (« comment éviter une ressaisie », « comment gagner une heure par jour »).
    • Créer des tutoriels rapides accessibles à tous.
    • Mettre en avant les bénéfices tangibles 

     

    Choisir la solution adaptée et le bon intégrateur

    Le choix du logiciel PIM ne doit jamais être uniquement technologique. Il doit découler du cahier des charges défini et des objectifs métier.

    Critères de choix :

    • Taille et complexité du catalogue.
    • Nombre de langues et de marchés à adresser.
    • Niveau de personnalisation souhaité sur les canaux de diffusion.

    Exemples :

    • Akeneo : très apprécié pour les catalogues étendus et multilingues.
    • Quable : flexible et adapté aux structures plus légères.

    Nous avons déjà publié un article comparatif complet Akeneo vs Quable pour guider votre choix selon votre cahier des charges et vos objectifs.

    Enfin, l’intégrateur joue un rôle clé : il configure l’outil, définit les flux, et accompagne la conduite du changement.

    KPI de suivi post-déploiement :

    • Délai moyen de création ou mise à jour d’une fiche produit.
    • Taux d’adoption utilisateurs (connexion et saisie réelles).
    • Taux d’erreurs détectées après diffusion.
    • Temps de mise sur le marché (avant/après PIM).

    Par exemple, une PME avec 5 000 références n’a pas les mêmes besoins qu’un distributeur avec 200 000 références et une diffusion internationale.

     

    Conclusion

    Un PIM n’échoue pas par nature : il échoue parce qu’il est mal cadré, mal intégré ou mal adopté. La réussite repose sur trois piliers :

    1. Une gestion des informations produits préparée et fiabilisée.
    2. Une implication forte des équipes métiers.
    3. Une mise en œuvre progressive, orientée résultats.

    Bien déployé, le PIM Product Information Management devient un accélérateur de l’expérience produit et réduit drastiquement le temps nécessaire pour alimenter vos canaux de diffusion.

    Nous proposons un diagnostic flash pour sécuriser votre projet PIM et garantir sa réussite. Contactez-nous.

    À retenir

    • Un PIM mal cadré peut ralentir au lieu d’accélérer.
    • La qualité des données et l’adoption des équipes sont critiques.
    • Un projet réussi se construit étape par étape, avec un objectif clair : réduire le time to market.

     

    FAQ

    Combien de temps faut-il pour déployer un PIM ?
    Le temps nécessaire dépend de la qualité des données et de la complexité des flux. En moyenne, entre 3 et 9 mois pour une PME, jusqu’à 18 mois pour un grand compte.

    Quelle différence entre PIM, DAM et ERP ?

    • PIM : centralise et structure l’information produit.
    • DAM Digital Asset Management : gère les médias (images, vidéos, documents).
    • ERP : gère la logistique, les finances et les stocks.

    Est-il possible de démarrer un PIM progressivement ?
    Oui. Vous pouvez cibler un premier canal (par exemple, e-commerce) puis élargir la diffusion de l’information produits à d’autres canaux.

    Quel budget prévoir pour un projet PIM ?
    Le budget dépend du choix de la solution PIM et de son modèle de licence, du périmètre fonctionnel, de la complexité des flux, ainsi que du volume et de la qualité des données produits existantes. Un cadrage en amont est donc essentiel pour définir un budget cohérent et éviter les mauvaises surprises.

    Comment choisir entre Akeneo et Quable ?
    Akeneo est souvent recommandé pour des catalogues volumineux et multilingues. Quable est apprécié pour sa flexibilité et sa rapidité de mise en place. Le choix dépend de votre cahier des charges et de vos objectifs.